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Thibaut Spiwak chef du restaurant Anona – Le plastique est beaucoup présent en  restauration. Il va y avoir du jetable comme le film alimentaire, les contenants de  livraisons ou de vente à emporter, le plastique solide comme le presse agrume. Le film  plastique alimentaire est plus ou moins consommé en restauration mais le plastique  des sacs sous vide apporte une plus longue conservation un espace de stockage meilleur.

 

Grâce à lui il y aura moins de gaspillage mais il reste en plastique et fait partie  de ces actions qui sont dure à améliorer.  

 

Benjamin Péry de Pyxo – On retourne beaucoup de plastiques en restauration mais  aussi sur toute la chaine qu’il va y avoir avant notamment pour l’acheminement des  produits bruts. Il permet d’augmenter considérablement la conservation des aliments. 

En effet, il est parfaitement hermétique et de ce fait les question de durée limite de  consommation (DLC) peuvent être vraiment étendues grâce à l’usage de ces films  plastiques. C’est dalleurs tout le défi sur ce secteur d’activité, même en partant de  l’agroalimentaire.

 

Si on veut sortir du plastique à usage unique, certains écologiques  vont avoir tendance à dire que ça peut-être pénalisant d’un point de vue  environnementale car, si on diminue la DLC, alors que la chaine par défaut est  particulièrement longue, ça veut dire qu’on va avoir des aliments qui vont avoir  tendance à se gâcher plus vite et à être gaspillés.

 

Dans ce cas, l’impact  environnemental peut-être bien plus délétère que ne l’était l’emballage plastique de  base. Il y a des problèmes sanitaires liés au plastique et c’est ça qu’on a envi de traiter  mais effectivement ça à ce genre de vertu sur la conservation des aliments et c’est  indéniable.  

 

Fanny Giansetto d’Écotable – Le plastique est un critère de labélisation Ecotable du  niveau 2. Ecotable est un Label de restauration durable sur 3 niveau, et pour être  labélisé niveau 2 il faut avoir une vrai démarche de disparition du plastique dans son  établissement. Comme l’a dit Thibault, le plastique dans la restauration ce n’est pas  seulement le film mais on va le trouver au moment de la livraison, sur les emballages des aliments qui arrivent dans l’établissement, lors de la préparation lorsqu’on va  mettre sous vide avec du film plastique, qu’on va aussi retourner en salle comme des  touillettes et on trouvera aussi du plastique dans la vente à emporter.

 

Aujourd’hui, on  parle beaucoup de vente à emporter, notamment lié au covid, donc c’est un vrai  enjeu d’essayer de trouver des alternatives à ce plastique. Nous faisons de la  formation auprès des restaurateur et aujourd’hui il y quand même la possibilité de faire  disparaitre ce plastique. Mais indépendamment des alternatives au plastique, ce sur  quoi on se bas aussi c’est le plastique à usage unique.

 

Il y a des alternatives sur ce  sujet avec des boites en plastiques réutilisables ou en inox ou le fait de se passer  complètement des objets en plastiques dont on n’a pas besoin type couverts en  plastique. Le plus difficile en effet ça va être le film plastique car on a du plastique en  film qui est biosourcé par exemple avec des algues ou l’amidon de maïs mais ça n’a  pas encore la même efficacité que le plastique. 

 

Thibaut Spiwak chef du restaurant Anona – Ce dont je me rends compte avec la  vente à emporter, c’est qu’en ce moment on fait du vin chaud, du café et qu’il y a  beaucoup de clients qui nous demandent le couvercle en plastique. Il y a donc une  demande de plastique et on dit non, c’est comme ça, votre boisson va être  consommer de suite et jeter dans la première poubelle du coin.

 

Mais les gens sont  étonnés de ne pas avoir ce couvert plastique ou encore la paille que nous ne faisons pas, ils nous disent par exemple « mon enfant son jus de fruit il lui faut sa peille si non il  ne va pas aimer ». Donc on voit vraiment qu’il y a une demande de produit plastique,  peut-être lié à l’éducation aussi.  

 

Fanny Giansetto d’Écotable – C’est aussi le rôle du restaurateur, de passer ce  message-là.  

 

Benjamin Péry de Pyxo – C’est très compliqué car on a créé des usages avec le  plastique jetable qui sont hyper pratique, typiquement la paille est un incontournable.  D’ailleurs ont entend beaucoup râler les gens sur les pailles en cartons qui se délitent et qui n’apprécie pas ce changement.

 

On a aussi McDonald qui s’est fait incendier sur les réseaux sociaux quand ils sont passé du couvercle à paille à un système de  cellulose qui est un système percé dans paille ou on boit directement au gobelet et  ça à fait un massacre sur les réseaux. Pourtant l’initiative à du leur couter très cher  mais on constate ce coté pratique, léger, résistant, qui ne s’abime pas à l’usage.  

 

Fanny Giansetto d’Écotable – La plus grande difficulté aujourd’hui c’est le fait qu’un  couvert en plastique vaut 1 centimes. Donc aujourd’hui un restaurateur qui ne fait  attention à ses déchets et son usage de plastique il a des frais qui sont peut-être et  souvent bien moins important qu’un restaurateur qui fait attention à l’environnement,  attention à la santé et qui choisi des alternative au plastique.

 

C’est là tout le drame  de pas mettre dans les produits type plastiques les externalités qui viennent dernières  et de ne pas faire payer les vrais cout pour la société des objets.  

 

Benjamin Péry de Pyxo – Ce sont souvent des couts cachés. Il y a par exemple  l’écocontribution des emballage qui permet de financer le traitement des déchets et  notamment des déchets plastiques.

 

Effectivement avec la saturation des océans, ce  sont des problématiques qui vont couter très cher pour les générations futures. Et on  n’en a même pas encore conscience et c’est pour ça qu’on devrait l’inclure dans le  prix du plastique.