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Fanny Giansetto d’Écotable – Ecotable c’est plus qu’un Label, on a développé 3  outils qui ont pour but de réduire l’emprunte écologique du milieu de la restaurant.  Tout d’abord, le Label permet d’identifier les restaurants écoresponsables. Ici par  exemple on est chez Anona, dans le 17eme arrondissement, qui est labélisé Ecotable,  ils nous ont donné des factures, on a analysé leur pratique et ils ont répondu à un  cahier des charges.

 

Le deuxième outil c’est un réseau de presta : des agriculteurs, des  éleveurs, des sociétés de recyclages comme Pyxo par exemple qui sont mis à  disposition des restaurants afin d’améliorer leur pratique. Le troisième outil c’est de la  formation et du conseil pour réduire son empreinte et connaitre tous les enjeux de son  éco-responsabilité.  

Le plastique est une catastrophe écologique et sanitaire, qui ne se limite pas seulement à l’environnement. C’est une question qui se pose d’un point de vue de la  santé, il se dégrade sous forme de micro plastique ce qui veut dire que même le  plastique qui n’est pas réutilisable et qui est incinéré va produire des microparticules de plastique dans les pôles, très loin de l’endroit où il a été créé ou utilisé.

 

On se  retrouve avec ces particules de plastique dans notre corps, dans le sol, les océans, dans l’environnement de manière général. C’est une vrai difficultés environnementale quand on sait le nombre de plastique qui sont crée et utilisé tous les jours alors que ces  plastiques ne pourront pas correctement se biodégrader dans la nature.  

 

Thibaut Spiwak chef du restaurant Anona – On a conscience de la quantité de  plastique qui rentre et qui repart des restaurants. Que ce soient des emballages de  légumes, des bouteilles de plastique pour boire un jus de fruit ou des choses comme  çà. On avance doucement, on essai de remplacer par le verre, nous ici on n’a aucun contentent, on fait tous nos jus nous même pour éviter ça.

 

En revanche c’est sûr qu’on  a des difficultés à remplacer certains des produits car les couts sont énormes mais  c’est un travail qui se fait sur plusieurs années et il faut qu’on trouve tous des solutions.  

 

Fanny Giansetto d’Écotable – Le plastique met 450 ans pour se dégrader mais jamais  complément car il est reste des forme des mcro et nano particules qui posent peut être encore plus problème car on ne sait pas du tout comment s’en débarrasser  derrière. 

 

La première source de perturbateur endocrinien ce n’est pas le plastique mais ce sont  les pesticides. Le plastique est aussi en bonne position et provoque aujourd’hui une  problématique de santé public car ils ont un effet mutagène. C’est-à-dire qu’ils vont modifier notre ADM et qu’on va transmettre cette mutation à nos enfants qui le  transmettront à nos petits-enfants.

 

On a donc aucune conscience de l’impacter sur  les générations futures mais n sait déjà que cela entraine, à court terme, des  problèmes de cancers, de diabète, de maladie auto-immune qui se développent  déjà aujourd’hui. La question des perturbateurs endocrinien se pose auprès des décideurs publics, l’UE à essayer de réguler mais ce n’est pas fait et la question doit  rester cruciale aujourd’hui.  

 

Benjamin Péry de Pyxo – Ce qui va venir perturber le corps humains sont généralement les additifs qu’on met avec les plastiques pour les stabiliser. C’est à dire pour qu’ils aient la bonne couleur, textures, durabilité : les bisphénols, les phtalates ou  ce genre de chose. Les industriels aujourd’hui essaient de se passer de ces additifs  mais la question qui émerge est : par quoi ils les remplacent, est-ce que ce sont  d’autres matériaux qu’on n’a pas encore détectés et qui vont avoir un impact négatif. 

 

Le plastique est avant tout un état de la matière. C’est-à-dire que c’est une matière qui est constituée de très grandes molécules qu’on appelle les polymères qui  s’agencent entres elles pour faire un matériaux. Il se trouve que ces polymères ne sont  pas simplement quelque chose qu’on trouve dans les pétrole comme vos cheveux ou la tige d’une plante qui sont des polymères donc qui existent dans la nature. Le  principe des bioplastiques c’est de se passer de la ressource primaire qui est le pétrole et essayer d’utiliser des matériaux naturels pour recréer ces polymères tout en gardant  ces propriétés techniques qu’on a avec le plastique petro sourcé.

 

L’avantage en  innovant dans ces domaines des bioplastiques c’est qu’on peut trouver des matériaux additifs naturels comme le talque, les huiles, les coquilles d’huitres qui sont ajoutés à ces matériaux et qui lui donne cette stabilité et ces couleurs que les bisphénols ou les  phtalates pouvaient apportés. On peut utiliser des matériaux naturels pour retrouver  des plastiques normaux mais, en fait, c’est juste une question d’innovation. 

 

Fanny Giansetto d’Écotable – Le 7eme continent ce n’est pas un endroit où on a des brosses à dents ou des bouteilles d’eau qu’on pourrait ramasser mais c’est un endroit  où il y a tellement de nano et microparticules qu’on a quelque chose de la taille d’un  continent. Et c’est tellement petit qu’on ne peut pas le filtrer de l’eau et c’est ça qui  est particulièrement effrayant.  

 

Benjamin Péry de Pyxo – Le processus a été très long mais à infecté toutes la chaine  alimentaire. Cela va partir des océans avec ces plastiques qui vont commencés à se  décomposés et tomber en microparticules qui vont être mangés par des poissons, qui  vont être mangés par des hommes, qui vont être mangés par d’autres animaux et  c’est ça qui fait qu’on commence à avoir cette accumulation dans notre propre  corps.

 

Un phénomène assez étrange avec les plastiques à usages unique notamment pour les emballages, c’est qu’on est arrivé à un stage dans notre société où on trouve plus simple d’aller forer le sol, d’aller d’extraire du pétrole, de le trimbaler à une  raffinerie, de le raffiner, de le transformer, l’envoyer à un autre endroit pour fondre un  plastique par exemple en couvert à usage unique en plastique, l’expédier en Europe pour qu’ils soient utilisés, jetés, puis incinérés.

 

Plutôt que prendre une fourchette par  inox, l’utiliser et la nettoyer. Et ça c’est hallucinant qu’on en soit arrivé là avec une  chaine de transformation qui est hyper longue avec la plastique et avec un résultat finalement qui fini généralement par de l’incinération avec qu’on a des solution  réutilisables. 

L’explication de tout ça c’est que le plastique à son avantage. Il est très peu onéreux et du coup très pratique pour tous le usages jetable. La fourchette en plastique par exemple qui coute moins de 1 centimes à l’achat, donc c’est pratique et facile  notamment par exemple pour pour un restaurateur qui fait de la vente à emporter  d’intégrer ce moins de ce 1 centime dans le cout de vente du produit final puis laisser à son client de droit de le jeter dans la poubelle.

 

C’est plus simple que de laisser le  droit à la fourchette en inox qu’on doit récupérer si on est le restaurateur et ramener si on est le client et donc le plastique jetable est une vrai facilité et notamment dans  la restauration. L’enjeu aujourd’hui c’est qu’on acquit une facilité avec le jetable et  on a du mal à revenir en arrière sur la facilité. La question c’est comment on fait pour  innover et retourner au réutilisable tout en gardant cette aspects facile des  emballages plastique notamment jetables.