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Environnement

Limiter l’impact du plastique jetable

L’impact du plastique jetable est partout. On le trouve dans nos océans, nos sols, notre air et jusque dans nos assiettes. Produit en masse depuis les années 1950, il s’accumule dans l’environnement à une vitesse alarmante, avec des conséquences désastreuses pour la faune, la flore et la santé humaine. Face à l’ampleur de ce fléau mondial, comprendre les enjeux de la pollution plastique est devenu indispensable pour agir efficacement.

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La pollution plastique est un enjeu mondial

Ce phénomène est un problème qui touche tous les continents. Une fois dans la nature, il se disperse. Il cause ainsi la pollution de l’air, du sol, des océans, des fleuves et des rivières. Mais également des massifs de montagne et toute la chaîne alimentaire.
Cette pollution touche le monde humain, végétal et animal. Tous les organismes marins sont contaminés. Ingestion, enchevêtrement, étranglement, etc.
Les recherches menées sur ses effets ont été axées sur des étapes spécifiques du cycle de vie du plastique. Cette approche ne tient pas compte du fait que des effets importants sur la santé humaine se produisent à toutes les étapes. Des forages pétroliers ou gaziers jusqu’aux raffineries, des rayons des magasins d’alimentation à leur élimination.
Le plastique nécessite une approche basée sur le cycle de vie pour prendre les décisions nécessaires à la protection de la santé humaine et animale.

 

Le plastique et ses effets sur l’environnement

Il ne disparait pas : il se dégrade et contamine le sol, l’air et l’eau, jusqu’à la chaine alimentaire.

Parmi les plus de 9 milliards de tonnes de plastique produites depuis les années 1950 : il s’agit principalement de produits à usage unique et d’emballage  On considère que 9% ont été recyclées, 12% ont été incinérées et 79 % s’accumulent dans les décharges ou l’environnement (source : Sciences Advances). Plus de 75 % du plastique produit depuis le début de cette industrie est devenu un déchet (source ONU). Selon l’Agence Européenne pour l’environnement : 29,5 millions de tonnes de déchets plastiques sont générées chaque année en Europe. En France, nous produisons environ 3,7 millions de tonnes de plastiques annuellement (source : Ademe).
Selon le programme des Nations Unies pour l’environnement, la pollution plastique coûte entre 300 et 600 milliards de USD par an à l’économie mondiale. Cela concerne le tourisme, la pêche, la santé. Ainsi que le nettoyage et les dégâts aux écosystèmes. La pollution marine coûte au moins 13 milliards de dollars par an.

La France paie environ 1.6 milliards d’euros par an à l’Union européenne pour les emballages plastiques non recyclés (source : Ministère de la Transition écologique 2025)

Les plastiques à usage unique

Ils ont une durée d’usage très courte (minutes à jours) alors que leur durée de vie environnementale est de plusieurs siècles (source : Ademe UE). Le sac plastique a une durée de vie de 10 à 20 minutes. La bouteille plastique a une durée de vie de quelques minutes à quelques heures. Un bilan officiel 2024 de Surfrider Foundation Europe a été réalisé sur les collectes des plages, rivières et zones aquatiques européennes. Cette étude a été menée sur les 1,3 millions de déchets identifiés. Les plastiques à usage unique représentent 56 % des déchets collectés. Une bouteille plastique à usage unique est fabriquée à partir de gaz ou de pétrole. Sa fabrication émet environ 100 à 200 grammes de C02. La distance moyenne d’une bouteille plastique PET incluant le site d’embouteillage, la plateforme logistique, le site distribué, le centre de tri représente environ 500 à 1000 kilomètres en France (source Ademe).

En Europe, plus de 52 milliards de litres d’eau sont mises en bouteilles chaque année (source : Maison des Eaux Minérales Naturelles). Cela représente 3 millions de tonnes de plastique, dont seulement 1,8 million de tonnes sont recyclées. Le reste, laissé dans la nature, mettra plus de 100 ans à se dégrader (source Reses). La France compte parmi les 5 plus gros consommateurs d’eau en bouteille de l’UE, avec une consommation moyenne de 130 à 140 litres par habitant en 2021. Selon les données publiques : environ 15 milliards de bouteilles plastiques sont mises sur le marché chaque année en France (source Citeo) .

La pollution des mers

Pour rappel, 99,5% de la population française est alimentée par l’eau potable du réseau public respectant quotidiennement les critères de qualité́ fixés par la règlementation (source : Ministère de la Transition écologique EauFrance).
Quid du recyclage ? le recyclage ne règle pas le problème car il est également source de pollution. Recycler nécessite de la collecte, du transport, du tri, du lavage, du broyage, de la refabrication. Il consomme donc de l’eau, des produits chimiques, de l’électricité et génère des pertes de matière et de la pollution.

L’océan est la première victime de cette pollution majeure : selon la Commission européenne, et l’ONU Environnement : entre 150 000 et 500 000 tonnes de déchets plastiques polluent chaque année les mers européennes.
Les règlementations européennes et française ont commencé́ à traduire cette priorité de la réduction à la source, respectivement dans la Directive SUP (single-use plastics) du 5 juin 2019 et la loi Anti-Gaspillage et Économie Circulaire du 10 février 2020, en interdisant la mise en marché de plusieurs produits plastiques à usage unique.

Comment agir pour réduire le plastique à usage unique ?

La France agit à travers un ensemble de lois et de décrets. En premier lieu autour de la loi AGEC (Anti-gaspillage pour une économie circulaire). Ainsi que sur le plan national Plastique 2025-2030. La France applique par ailleurs la directive européenne SUP avec l’interdiction de nombreux objets jetables et la responsabilité financière des producteurs qui doivent financer la collecte, le tri, le recyclage. Selon l’ADEME, les industriels doivent supprimer environ 450 000 tonnes d’emballages plastiques.

Depuis la loi AGEC, les établissements recevant du public doivent installer des fontaines à eau. Cela concerne les gares, les centres commerciaux, les universités, les grands bâtiments publics. La quasi-totalité des grandes agglomérations disposent de points d’eau potable gratuits.

Les collectivités mettent en place des solutions pour supprimer le plastique et/ou l’usage unique de leurs cuisines centrales et de leurs cantines. Mais également de leurs services de portage de repas. Les entreprises jouent par ailleurs un rôle essentiel dans la réduction du plastique à usage unique et dans l’information aux utilisateurs en proposant des alternatives. Le groupe ACCOR supprime les mini bouteilles plastiques avec l’installation de fontaines à eau microfiltrée dans ses établissements. Les groupes LA POSTE ou ORANGE suppriment les packs de bouteilles avec l’installation de fontaines à eau raccordées au réseau.
Dans le but de réduire la production de déchets plastiques, il est urgent de mettre en place des pratiques qui visent à limiter leur production. Le déchet le plus écologique est celui qu’on ne génère pas.

 

Sortir du modèle : produire, consommer, jeter

Pour rappel, 99,5% de la population française est alimentée par l’eau potable du réseau public respectant quotidiennement les critères de qualité́ fixés par la règlementation (source : Ministère de la Transition écologique EauFrance).
Quid du recyclage ? le recyclage ne règle pas le problème car il est également source de pollution. Recycler nécessite de la collecte, du transport, du tri, du lavage, du broyage, de la refabrication. Il consomme donc de l’eau, des produits chimiques, de l’électricité et génère des pertes de matière et de la pollution.

L’océan est la première victime de cette pollution majeure : selon la Commission européenne, et l’ONU Environnement : entre 150 000 et 500 000 tonnes de déchets plastiques polluent chaque année les mers européennes.
Les règlementations européennes et française ont commencé́ à traduire cette priorité de la réduction à la source, respectivement dans la Directive SUP (single-use plastics) du 5 juin 2019 et la loi Anti-Gaspillage et Économie Circulaire du 10 février 2020, en interdisant la mise en marché de plusieurs produits plastiques à usage unique.  Afin de sortir du modèle : produire, consommer, jeter.

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